
Vous venez d’être nommé au poste de Haut Commissaire au gouvernement à la Jeunesse.
Dans un premier temps, je ne comprends toujours pas le concept de Haut Commissaire préféré à celui de Ministre ou Secrétaire d’Etat.
Dans un second temps, le fond, je vous considère comme l’un de « mes Ministres référent ».
En effet, j’ai 24 ans, jeune diplômée.
Quant à l’emploi des jeunes
Je suis « une privilégiée » car j’ai un CDD, récemment diplômées, ce n’est pas le cas de toute ma promotion et comme ils sont trop jeunes pour toucher le RSA, et trop jeune pour le marché du travail, ils n’ont aucun revenu.
De plus, la mesure relative à la retraite n’arrange pas l’emploi des jeunes. Les seniors sont privilégiés, cela permet de les maintenir dans l’emploi même si ils ont l’ensemble de leurs trimestres de cotisations. Les entreprises n’ayant plus la main sur les départs à la retraite avant 70 ans, le phénomène s’amplifient.
De l’autre côté les jeunes n’ont pas un trimestre et n’attendent qu’une chose : COTISER.
Le taux de chômage des jeunes est trop important dans notre pays et dissimulé en partie par l’absence de prise en compte des jeunes sortant des écoles.
Quant à l’exclusion
« Les jeunes se sont des fainéants », « ils sont moins courageux »… Ce sont des phrases que l’on entend trop souvent. Sachant que nous sommes la première génération qui vivra moins bien que la précédente. Les jeunes ont surtout peur !
Cet ostracisme ambiant est surtout une source d’exclusion, de plus en plus les jeunes sont mis au ban de la société. Le plan banlieue patinant cela n’arrange rien à la situation.
Surtout qu’un plan banlieue n’est pas suffisamment : il vous faut prendre en compte toutes les jeunesses.
Quant à l’accessibilité à la formation
- Avec la réforme des universités, toutes ne seront pas de même niveau. Il faudra être bien né, dans la bonne localité ou dans la bonne famille pour s’installer près de la bonne université.
C’est vrai qu’il y a d’autres écoles mais là nous parlons de l’accessibilité à l’enseignant comme mission de service public !
- Il y a des organismes qui forment et insèrent les jeunes dans le cadre de mission de service public et pourtant ils sont aujourd’hui menacés.
Je vous écris tous ça et pourtant je suis une privilégiée, je suis bien née, je me suis trouvée au bon endroit pour faire des études et j’ai un CDD qui me permettra de prétendre à l’assurance chômage.
Je suis soulagée mais après ?
Fanny PIDOUX