Orelsan et Francois Bonneau

Pour certains le Président de la région Centre n’aurait pas du retirer une partie de la subvention que la Région avait accordé aux organisateurs du Printemps de Bourges en raison de la programmation d’un concert d’Orelsan. Des accusations de pures démarches politiciennes ont été portées à l’encontre de François Bonneau, sa décision visant exclusivement à redorer son blason. Je suis la première à m’insurger contre les immictions des pouvoirs publics dans la production artistique. Il n’en reste pas moins que les institutions publiques doivent être responsables. Cette responsabilité comporte deux volets selon moi. D’une part elles doivent soutenir les productions artistiques par des subventions, par l’intégration dès le plus jeune âge dans les programmes scolaires des cours sur l’art ou l’histoire de l’art. Mais d’autre, part on ne peut pas admettre qu’elles subventionnent tout et n’importe quoi. Il est vrai que là se pose le problème épineux du choix : qu’est-ce qui est digne de recevoir une subvention ? Si la réponse à cette question est délicate et surtout victime potentielle de l’arbitraire des autorités publiques, il est certains cas où la réponse négative coule de source. Les autorités publiques ne peuvent pas voir leur nom accolé à des manifestations, des artistes qui par leur œuvre portent atteinte à la dignité humaine. Et c’est exactement ce que font certains textes d’Orelsan. N’est-ce pas dans certains de ces textes que l’on peut retrouver des phrases du type « je vais te marie trintigné », « je vais t’avorter à l’opinel » ? Ce n’est là qu’un échantillon. Je vous laisse juge, ses clips sont disponibles du Internet. Dans les années 90 NTM s’est fait condamné pour dit sur scène lors d’un concert « Nique la police ». J’ai entendu dans la bouche d’un journaliste que ce n’était pas la même chose. Ah bon… on ne peut pas insulter la police mais on peut véhiculer un message incitant aux violences contre les femmes,… moui c’est une manière de voir les choses. Dieudonné s’est fait condamner pour propos antisémites, là encore même remarque ce n’est pas la même chose… On ne peut pas s’en prendre aux juifs mais on peut mettre plus bas que terre les femmes…. Au risque de contredire ce journalise je trouve que c’est exactement la même chose, cela s’appelle l’atteinte à la dignité humaine. Celle-ci est un bien inaliénable auquel nous avons droit du simple fait de notre appartenance à l’espèce humaine, que l’on soit blanc, noir, jaune, vert, flic, proc., ouvrier, manu., juif, musulman, chrétien, Boudhiste…. Cette dignité et ce respect il faut les protéger, ils font partie de ces choses insusceptibles de compromis. La décision qu’a prise le Président de la Région Centre de supprimer une partie de la subvention accordée au Printemps de Bourges est non seulement justifiée, mais elle est également proportionnée. La somme retirée correspond exactement au cachet d’Orelsan. Le message est me semble-t-il claire : les programmateurs du festival sont libres d’inviter qui bon leur semble, mais ils ne peuvent demander à leurs sponsors (notamment les publics) de cautionner des artistes dont certaines œuvres, non contentes de véhiculer un message de haine nous retire une part de notre humanité.

Erinyes, nouvelle sur le blog

4 commentaires »

  1. camomille a dit

    Orelnas en redemande. Il fait adresser des lettres menaçantes à 4 asso rennaises, un mois après son concert. 3 ont une implantation nationale. Maintenant il a 25 asso sur le poil, il a la manière de se tirer une balle dans le pied qui laisse pantois.
    Il faudra donc le tacler plus sévèrement.
    Il nous cherche, il va donc nous trouver.
    A suivre

    Camomille

  2. Je n’ai pas plus d’informatiosn que cela sur votre information

  3. camomille a dit

    Communiqué de presse

    *Solidaires face aux menaces du rappeur OrelSan contre les associations
    féministes*

    Le 21 avril 2009, le rappeur OrelSan était programmé à la MJC de Rennes.
    Pendant les semaines précédant le concert, de nombreuses associations
    ont alerté le directeur de la MJC et les élu/es de la ville de la
    nocivité des textes de ce rappeur qui se plaît à détailler avec
    complaisance des violences infligées à des femmes et à des mineures.

    Deux semaines auparavant, OrelSan devait se produire à Poitiers. Mais,
    face à l’extrême violence de ses chansons et à leur ambivalence, les
    responsables du Confort Moderne ont décidé de le déprogrammer.

    A Rennes, le responsable de la MJC et les élu/es se sont réfugiés
    derrière une pseudo-liberté d’expression qui ne connaîtrait aucune
    limite pour maintenir le concert d’OrelSan. La liberté d’expression,
    telle qu’elle est internationalement reconnue, connaît pourtant une
    limite : l’appel à la haine et au meurtre.

    Dans leur volonté de protester contre cette conception de la liberté
    d’expression qui ne respecte ni l’humain ni le vivre-ensemble, quatre
    associations ont appelé à un sit-in le jour du concert devant la MJC :
    Pulsart, association nationale d’actions artistiques auprès des jeunes
    en difficulté, et trois associations locales qui agissent pour les
    droits et l’autonomie des femmes. L’entrée de la salle a été bloquée
    pendant une heure par quelques manifestant/es, retardant ainsi le
    concert. Cette action s’est déroulée sans violence. Pendant le blocage,
    les participant/es, des militant/es d’associations et des étudiant/es de
    Rennes 2, ont discuté avec le public pour leur faire prendre
    connaissance de la teneur des textes d’OrelSan et de leur gravité.

    Jeudi dernier, 30 avril, Pulsart et d’autres associations ont reçu une
    lettre de l’avocat d’OrelSan en date du 22 avril qui les met « en
    demeure d’interrompre immédiatement toutes [leurs] actions de nature à
    porter atteinte au bon déroulement de la carrière d’OrelSan ».

    L’avocat du champion de la liberté d’expression intime donc aux
    associations de se taire sous menace de poursuites.

    *Nous soutenons toutes les associations mises en demeure.*
    *Ces mises en demeure concernent aussi chacune de nos associations :*
    *c’est notre liberté de manifestation et d’expression qui est menacée.*

    Par ailleurs, l’avocat d’OrelSan émet toute une série d’accusations
    mensongères qu’il est bien sûr dans l’impossibilité d’étayer par quelque
    fait réel. La manœuvre vise à faire pression pour imposer le silence aux
    associations féministes.

    L’avocat avance aussi : « la chanson dont vous dénoncez les paroles
    n’est ni contenue dans l’unique album d’OrelSan, ni interprétée lors de
    ses prestations sur scène ».

    OrelSan ne chante plus « Sale Pute » sur scène, mais il continue à
    chanter « Suce ma bite pour la Saint-Valentin » où il menace (déjà !) sa
    copine de la « marie-trintigner » si elle ne se tait pas (décidément,
    c’est une manie !). De plus, ces chansons, parmi les plus haineuses de
    son répertoire, sont toujours accessibles sur internet : le rappeur et
    ses producteurs refusent de les retirer.

    Nous rappelons enfin que plusieurs autres de ses chansons sont porteuses
    d’un message de haine contre les femmes, les gays et les lesbiennes.
    Pour n’en citer que deux, « Courez, courez » et « Différent » comptent
    parmi les chansons de son album qui portent atteinte à la dignité humaine.

    *OrelSan use et abuse de la liberté d’expression,*
    *mais dénie à celles et à ceux qui rejettent ses chansons le droit de
    s’exprimer.*
    *Nous refusons le chantage et le silence qu’il veut nous imposer.*
    *Nous dénonçons les accusations mensongères proférées par son avocat.*
    *Nous affirmons que la liberté d’expression n’appartient pas qu’aux
    « artistes » :*
    *la liberté d’expression appartient à chacun/e d’entre nous.*
    *OrelSan ne nous fera pas taire !*

    *Signataires :*
    Association Droits des Femmes XXe, Chiennes de Garde, « Cineffable,
    Quand les lesbiennes se font du cinéma », Collectif de pratiques et de
    réflexions féministes « Ruptures », Collectif national pour les droits
    des femmes (CNDF), Collectif 13 Droits des Femmes, Coordination des
    associations pour le droit à l’avortement et à la contraception (CADAC),
    Coordination française pour le Lobby européen des femmes (CLEF),
    Coordination Lesbienne en France (CLF), CQFD-Fierté Lesbienne, Elu/es
    Contre les Violences faites aux Femmes (ECVF), Fédération nationale
    solidarité femmes (FNSF), « Femmes Libres » – Radio Libertaire, Femmes
    Solidaires, La Meute, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie
    (LFID), Ligue du Droit International des Femmes (LDIF), Mix-Cité Paris,
    Mouvement français pour le planning familial (MFPF), Nouveau Parti
    Anticapitaliste (NPA), Paroles de femmes Massy, Parti de Gauche,
    Pluri’elles Algérie, SOS Sexisme….

  4. camomille a dit

    Manifestation merdredi 13 mai à 18h30
    devant le bataclan 50 bd voltaire paris

    les asso ont demndé un temps de parole avant le concert qu’il essaiera de tenir à 19h30
    Camomille

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