Il n’y a pas si longtemps, Miguel disait dans l’un de ses articles sure Côté boulevard, faire de la politique en dehors d’un parti ni même d’un syndicat.
Pour ma part, je suis dans un parti politique, et je me demande parfois, l’intérêt qu’il peut y avoir à rester dans une structure où finalement la solidarité n’est pas toujours sur le bout des lèvres. Car dans mon parti c’est la première chose qui m’anime je participe, j’organise, je travaille, je milite pour que les autres militants s’enrichissent pour partager avec eux.
Bien sur je n’apporte qu’une petite pierre à l’édifice, d’autres font tout cela et beaucoup mieux que moi. Sauf, que quand je regarde le monde je vois une société qui s’individualise ou le partage, la générosité, l’échange ne sont que des valeurs secondaires.
Ce mal de l’individualisation du monde touche également les partis politiques. En peu de temps c’est à dire 2 ans d’adhésion, je découvre un monde qui est triste, dur. Je me demande l’intérêt d’être dans ce monde, où finalement je ne prend pas souvent du plaisir. Comme Miguel je pourrais faire de la politique dans mon salon ou à la radio.
…
Quand je regarde les réunions du parti socialiste chez nous, j’ai l’impression en plus d’une individualisation de voir également une crise générationnelle. De part l’histoire du parti orléanais, les militants de plus de 40 ans sont souvent partis parce que Jean Pierre Sueur était trop présent, ils sont revenu parce que c’est à leur tour de jouer. Beaucoup sont également resté patients en attendant leur tour.
Sauf que dans ce schéma c’est un cycle non vertueux, une génération reste toujours en décalage avec l’autre, nous risquons de reproduire les mêmes erreurs que par le passé.
… Je suis triste, je fais ma crise de socialisme en retard.
Miguel a dit
“Comme Miguel je pourrais faire de la politique dans mon salon” : merci pour cette expression qui m’a fait bien rire !
Tu sais, je crois qu’on a tous des talents mais qu’on n’a pas tous les mêmes (pour reprendre une thématique qui m’est chère). J’ai cru un moment que les appareils m’intéressaient et me suis rendu compte de ce qu’ils peuvent avoir de décevant. J’ai alors choisi une autre voie, sans pour autant renier, je pense, mes convictions.
Puis, un jour un copain m’a commenté un texte bien connu qui parle d’un champ ou poussent du blé et des mauvaises herbes. Sans pesticide, si tu veux récolter le blé, il faut aussi que tu laisses pousser la mauvaise herbe. Le bien et le mal pousse en même temps. Je me suis alors dit rétrospectivement que j’avais été bien naif (mais n’est-ce pas le propre de la jeunesse).
Dans la vie, et pas seulement en politique, il y a des jours où on a le coeur gros et on a envie de tout balancer. Et puis quelques jours plus tard, on voit que le chemin n’est pas si noir que ça et on reprend espoir.
Je crois qu’hier, tout n’était pas rose et qu’aujourd’hui, tout n’est pas noire.
Le destin de la gauche orléanaise sera de toute façon collectif, dans les victoires et/ou dans les défaites. A chacun de voir, effectivement, comment ne pas reproduire les fautes du passé.
Sur ce… je quitte mon salon
Laudes a dit
Déjà désabusée ? Ils ne tiennent plus la route les jeunes militants !
Regardez vos aînés : maoistes ou trotskystes un jour, militants du P.S.U. contre le parti embourgeoisé qu’était la S.F.I.O. et puis à leur tour atteints par la course au fauteuil électoral, aux ors de la République, et membre de la gauche caviar.
Les petits jeunes se rébiffent, veulent empêcher le cumul des mandats, y compris dans le temps, respecter la parité femmes-hommes, être élus à 25 ans, aux plus hautes responsabilités !
Holà, tout doux, sinon ils vont se prendrent de grandes claques ! Pas touche aux chasses gardées ! A la moindre occasion, on vous resortira ce que vous avez dit ou fait à 16-25 ans et on vous éliminera de la course à l’échalotte.
Et vous vous aurez passé des heures à tracter, afficher (?), tenir des bureaux de vote, assister à des réunions sans grand intérêt, faire des kilomètres pour assister à des Universités d’été, à sécher vos cours, à casser votre voix dans les cortèges.
Et un jour, vous vous aperçevrez que l’on vous a instrumentalisé(e), que l’on s’est servi de vous !
Amertume, changement de parti, arrêt du militantisme… Il vous restera peut-être encore un peu d’illusions pour vous engager dans un mouvement associatif où vous penserez être plus utile. Et patatra, vous apprendrez que le président ou le trésorier piquait dans la caisse ou dans le stock alimentaire.
Eternel recommencement ! D’autres seront là pour vous succéder et vous aurez vieilli de 20 ans en 10 ans seulement !
Calamity Jane a dit
Merci à Miguel pour le remontage de moral!
Un grand merci à laudes quand les individus comme lui n’existeront plus j’arrêterais le militantisme.
Alors une chose a chaque fois que j’aurais envie de tout plaquer je penserais à lui!
Miguel a dit
moi, quand je me pose des questions, je lis une fois le Figaro, c’est un peu pareil !
M.Gd a dit
Cette pirouette n’est pas très honnête Calamity.
Si Laudes peut ainsi s’exprimer c’est que lui soutient un parti exemplaire, l’UMP (ex-RPR), qui brille, comme chacun le sait, par son histoire empreinte de clarté, de transparence et magnifiée par l’absence de magouilles et de mises en examen à tout va.
Demandez au Chat de gouttière, il sait de quoi je parle…
Calamity Jane a dit
Honnêtement mon cher M.Gd c’est le cas.
Quand je déprime je me prends une bonne dose de Laudes avant lui Quentin Thomas et je me dis je ne suis pas comme ces gens là. Nous méritons mieux, nous ne pouvons pas laissé ce genre d’idées nauséabondes être les seules.
Nous devons avancé notre vision de la justice, de la solidarité. A force de combats, d’autres parlerons de luttes, nous gagnerons en justice sociale, en droits, nous préserverons nos services, notre démocratie.
Alors ce que vous pensez être uen pirouette est en fait un coup de pied au cul que je me mets.
En effet j’ai été très affectée des ressentes querelles au sein du parti socialiste.
C’est un appareil bien étrange. Mais en ce moment je me dis qu’en Région nous sommes menacées, j’ai été étudiante et lycéenne en Région centre j’ai vu ce que c’est que l’égalité devant l’accés à l’éducation. Sauf que ce systéme est menacée avec les régionales qui approchent. Je ne veux pas que la droite de la droite que représente Novelli démonte ce système.
Donc je milite pour que nous préservions nos droits en région pour que nous puissions en acquérir de nouveau. Voila pourquoi je suis encore là. Mais c’est vrai que souvent j’ai envie de claquer la porte.